- Sauvage Innocence -

Eli et Leila sont nés citoyens arabes, 

Lui, à tirer sur du fil rouge, Ayin haRa l’observe, 

Elle, ces hassanets filent en douce

car ici « as salam » est obsolète

Dès l’aube se lève, les scènes sont aud-ch, 

Ici les odes sont obscènes, 

Leurs guerres sont saintes mais c’ matin encore, l’aube saigne

Là où aimer sans posséder est une chanson d’seum

 

Eli est triste de ce coté du mur, traumatisé 

De l’autre Leila lui hurle des mots d’amour attisés 

Démoralisé, lui entends qu’ des murmures, en morse

De simple vibrations dans ces doigts frêles, bref

Il posera un petit bout d’papier dans une brèche

Là où aimer sans posséder est une chanson en braille

 

Se terrer pour survivre, Vivre pour s’enterrer ici.

Entre hôtes, l’absence d’amour n’a pas d’trêve dans un sens 

Les morts défilent comme les euros à la pompe à essence 

Entre autre, un peu trop de treillis sur la terre du tréau

Outré de voir des troupes foutrent le trouble très tôt

Tout est à abolir, clergés et légions

Afin d’aboutir qu’autour de soi relier les gens 

Là où aimer sans posséder est une religion

 

Là où aimer sans posséder est une chanson a eux

Là où aimer sans posséder est une chanson à deux

Il y a peu d’bonheur dans les récits d’Eli, 

Dans ces rimes sévères qu’il site 

beaucoup d’ conflit dans ces vers 

Dixit neuf textes sur dix sont tristes

Donc disent qu’il est cynique

Leila, j’me confit à toi dans ces lignes :

T’annihiles pas, Leila la lettre lit là puis scies là

Au confluent, à la lisière, lie toi à moi qu’on s’exile 

Ce soir n’annules pas, que d’ces illuminés on s’extirpe

Avec mes tripes j’ai scellé ces écrits, 

Leila à minuit allumes le lumignon

Allé mignonne partons de ce ciel gris aluminum

Pour qu’aimer sans posséder soit q’une chanson au minimum

Correspondance

 

J'ai du partir un soir d'hiver, dans la brise, dans le froid, 

Pas de dernières bises, les adieux sont mieux ainsi, 

Je les crois ainsi faits, Les adieux sont insipides…

Vous laisser est un souci mais la douleur est insoutenable

J'ai beau me battre, plaider, crier mille insultes, 

Dans l'inconnu, je m'en vais a mon insu

Si la maladie est incurable, la voir plier, rien que l’incurver est une corvée

Le présage se corse, plus de carpe diem dans mon corps et 

Mon âme s’est écoeuré, le vingt trois deux ma vie s’est écourtée

Au dessus de mes forces, je l'ai laissée s’emparer de mon courage

Vous savoir en larmes va me ronger 

Et c’est au delà du ciel que je dois me ranger 

Prenez soin de vos vies, envenimez l'ennui

Reniez vos vices, pas vos envies 

Mes amours je m'en vais, je m'en veux mais je m'envole

Même si vous saviez, ce destin je n'en voulais 

Mes amours dans le cœur je vous ai, vous êtes, vous aime

— AIMER EST MAL A DIE—

 

Faite de larmes de rire et de songes

L'amour est une tumeur qui vous ronge

Baisé par son cœur, lésé par sa tête, 

Bien aisé de mentir à son être 

Les maux sont maladroit,

Aimer est une maladresse

Alors bien sur l'Amour est une maladie

— DE LARMES DE GLOIRE ET DE FER — 

 

Du mal à trouver le sommeil après minuit

Les sous me font soucis, depuis minot, 

"S" barrés dans les pupilles,

et le matin la mine tirée

Je m’effondre sur mon pupitre

 PETIT PRINCE 

Venu de sa planète, in Auguste en Treize 

Tu l'as fait petit Prince, à petit pas

Kill the life and kick the steps

Chill sans trève 

D'esquiver les pièges du malin, d'être un renard 

D'esquisser les pages d'un mouton, d'être un Renoir 

Et ici bas il appris à priser le temps, apprécier à briser les codes

Apprivoiser un loup, jouer des coudes, s'approprier les jours,

Approvisionner sa fureur, Il a du emprisonner sa douleur, 

Ce jour où tu es partie pour te taire in February le Ving’trois 

Il a improvisé sans toi, le tout pour impressionner sur toile

Sur son étoile, il a...

-Aux rêves qui ne dorment plus-

 

Parce que j’ai pensé que le vice me permettrai de s’arracher d’une vie trop lisse

J'ai laissé encore l'alcool me niaiser, à l'aise de se noyer dans la monotonie, 

Mon été est mon automne, une saison lasse.

Que la morosité puisse me happer dans une vie sans pouvoir repartir

Que la mort ose, m'harponner sans pouvoir me repentir

Laissez moi vieillir entre terre et ciel, le ciel et l'eau

Avant de sceller mes comptes et de veiller dans l'au delà

Ma bicoque en deuil, un pied sur le seuil,

le deuxième sur l’autre berge

Laissez moi, m'défoncer à la verte

décroiser les vergues, laissez moi dégorger ma verge

Au réveil, je rédigerai une lettre sous le poids de l’ancre, 

Le cran de l’écrire à l'encre, lourd de remords, comme Dantes

Quand le diamant touchera le fond de vos coeurs, je serais damné 

J’ai jeté les tracas, castrer l'travail

Pour mon ballot, j'ai troqué mon bardât 

Pour garder l'écart, j’ai truqué les cartes

Je signerai le bail au port, 

Je soignerai la plaie à bord

Partir avec ma pine et mon opinel

Prends les bouts, boire a la barre mon opinion

Pleine voile, la brise barde donc vagues opiniâtre 

L'orage gronde, les mers craquent et les larmes partent

Esseulé, a bout de souffle, je paraitrais essoufflé 

Mais le vent pousse ma barque sans barguigner

Que de gloire je sois arboré, que je sois prêt à l'aborder

J’ai tourné le dos a cette tourmente

Avant que les regrets m’attendent au tournant

A cela, j’ai finit par trouver ma thérapie

Faire un bout de la terre à pied

— FRAGILE — 

 

Je suis un sale égoïste 

T’égosille pas

a dire des mots d’amour,

ma gueule 

Négocie pas, putain,

un but vivre seul

Mon rêve, mourrir jeune

Caché, j’ai un putain de vice

Casse toi,

Ou ta vie sera qu’un putain d'vide

Ere corsée

 

L'amour se cache dans le temps que chacun passe à flirter

Cueilli, n’est-ce pas qu’une fleur se fane, une fois briser, 

J’ai sans foi tes lignes priser, se friser mille fois toute une nuit,

Si je dois t'aimer, je t’effleurerai toute une vie.

Elaguer le temps qui nous a égayé

Nous sommes plus à vendre tant le masque est écaillé 

forcé d'admettre que la bonté se corse quand la beauté s’écorce

— TREIZE ONZE —

 

C’est pas d’la poésie des beaux arts, de la poésie des beaux jours

J’ne cause pas, ne proteste plus, je prose donc j’ouvre

Les coudes puis boxe les mots, je trouve l’émoi des citations

Je cogne l’hésitation et Swing avec les mains ainsi teintées de sang

Par l'inimité aussi tôt tenté par l’aversion et ces incitations

Survivre, les plus adroit à la raison, les maladroit à la résine, 

P'is on s’enlise jusqu’a bouffer les pissenlits à la racine,

Puisqu'on s’ennuie, si ladys j’m’astique en tirant ma tige d’hakick 

A qui la faute si l'espoir nous coûte et que le mal nous acquitte

Quitte à mettre la chance de tec’,

Pas penser que l’monde tourne, la terre hère

Le soleil ne se couche pas, sur nous ces yeux d’terreur se ferment 

Torréfié est ma couleur, terrifié est mon époque

Face à la peur il nous faudra hausser le ton, mon pote

Gamin, Dieu vérifiera tes torts pas ton teint

Mes fistons fêlés laissent l’école de coté pour l'argent et les colts

Méphistophélès à la côte et la mort tient ses comptes au cent

Près du centre, il nous faut marcher dans les sentes

Si nous ne voulons pas finir dans les cendres

Et vu que dans ma ville, il y a un angle par rue

Guette que ton sang ne te sert pas de parure

Dire que les hommes parjurent est un paradoxe

Alors ils m’accablent d’être macaque aux pensées macabres 

Puisque seul le paradis est mieux qu’ Paris, tout l’monde sait

Pardi, N’est-ce pas que la ville de l’amour fais des excès? donc cesse

De faire croire que la Paix capitule à Paname,

En croix que ma capitale trouve grâce, 

Pendant que la culpabilité groove grave

Où comment ne pas avoir une once de blues

Ce treize-onze ou S’apercevoir du mal dans onze yeux sur douze 

Quand les armes éternuent,

pour ceux qui restent (les heures) les larmes s’éternisent

Lutter pour résister, résister pour exister, exister pour exiger

Que le temps ne ralentisse pas seulement sur les choses tristes

Sort pas après minuit, l’heure ou se crispe le jazz

Quand la lune ne maitrise plus la malice de ces gnasses

Comme unique bercement le son des Kalachs 

Mélancoliques chansons et noires calèches 

Sur des murs, le spray se prête a décrire les gravités 

A toi de déchiffrer les drames dans les graffitis mais

Rien ne se perd, rien ne se crée, tous s’aggrave, mec

Tout se dégrade, à coup de crâne, a coup de crainte, 

A coup de craies, a coup de traits…

L’esprit s’démarque a coup de trêve…

Nous continuerons d’aller au turbin, provoquer ces scélérat

A coup de bombe de ture-pein, "Le monde est a nous", nous scellerons 

                                                                               -Contre les codes-

Depuis petit mon père me dit fils

« Tu n'peux pas contourner les lois » 

Ai-je tort de contrasté ma vie? constester l'ordre d’ma vire

Toujours contracté l’délit, tous pour contredire l’daron

Constatez, L’ombre glisse et grappille sur la plaine,

disons, qu’ l’aube gisait,

J’dérive mes plaies en dérisions, 

Déchire ma plèvre en trop de raisons

J’ménage pas mes bronches quand j’grille mes méninges 

J’crée des grimaces car j’suis remonté sur la branche, 

Homme devenue singe, songe penseur se frotte la velle-cer

Mais n’ai-je pas juste quand j'use mon oigt-de en l’air

Contre l’école trop tôt contre les codes, 

J’m'acharne comme un lascar,

nique sa mère, j’m'arrache pour l’Alaska 

Car ici ça caille, c’est pas la température qui gel mais

Le tempérament des gens qui m’gène 

Une bouteille dessous l’aisselle, saoul ou soulagé

d’me faire la belle, oscarisé 

Parce que je suis d’une génération sacrifiée et

d’un milliardaire scarifié

Je débauche des cours pour courtiser biches et bijoux 

M’en voulez pas si je cherche l’embuche plutôt qu’ l'embauche

Au dessus de la cour d'assise et la vie est courte me dis-je

Quitte à écourter le temps qui m’est concédé,

sur cela j’ai déjà médité

Mais dites leur, au dernier jugement

un sourire d’ange pour franchir la grille, 

Je dois y prendre dès demain

pour couronner mon crâne d’homme-singe

Comme l'on fait d'autre avant moi,

le pouvoir n’appartient pas aux âmes sages

— BAZOKHALA —

 

J’entends « Marianne, on veut pas de noirs chez toi »

Nah sheitan , comme ne pas être médusé

Mais-ai tu sais je suis pas noir mais é-tissé,

Ndeko tala mokili mboka 

Ma-a-tissa, matissa mwana Africa 

Affreux comme une main gantée au J.O

Mais depuis ma coupe afro, j’ose 

Lisses tes cheveux, défrises-les

Tresses-les mais -ai-trises-les

Ce qui fait la différence entre l'éducation et l'éduquer 

C’est l'influence du cœur à la soumission

Du blues aux champs de cannes c’est de la Soul, mésyé

Mesdames

Des sous-sol des chants d' canailles 

La musique soulage mes idéaux 

Qu’ils soient aussi haut qu’ Hottentote, Malcom X

Arrêtez de me ser-po sur mes épaules tout le mal commis 

Seul le peuple d'Afrique est concerné

Occidentaux, pendant ce temps dans leurs têtes,

ton cancer nait

Gives children a gun either 

Un chiale et les autres agonisèrent 

Tuméfier est ma douleur

Torréfier est ma couleur

Terrifié est mon époque

Baninga bo lela té, Soki lelo na yé té 

Muana a bosanaka nzela mboka na yé té 

A ma terre-mère je prête allégeance

Né en Afrique j’veux pas mourir sur les Champs 

Alors je transforme mes « aigritudes » en écriture 

A l'aise je chante

mais ma négritude n’est pas assez alléchantes

Bo bosana te

Et j’ai tendance à pleurer plus de tristesse que de bonheur

Pour piller l’Afrique, que d’abonnés

Trop prêche que je suis prête, 

Prêtre au pire 

Trop peu, d’mes yeux, on vu l’amour trop proche du précipice 

J’précise, que la haine le pousse et le précipite 

Les anges me questionnèrent en appartheid

Prière de dire à Dieu que la vie sur terre est à parfaire

Mon humble avis, créer l’homme n’est pas à r’faire

Le monde, c’était le Paradis avant l’humain

Donc le mieux est l’ennemie du bien

Les enfants du diable cachent

Des éclats de diamants dans la bouche…

Mbongo to zo luka

Congo to lamuka……

— MARIANNE —

 

Ici, La fraternité s’est soustraite

L’égalité est sous stress 

La liberté a souffert 

Souffre et souffrira, 

Figé dans des musées, le savoir est sous-verres.

Si une blessure se ferme, d’autres s’ouvrèrent

Et la police n’est pas que vères-sé mais versatile

Je veux seulement entendre dire qu’mes vers, ça tue

So... Pollice Verso

Serrer les cros car le justice mets sous écrou

Ceux qu’ont des couilles, mes crouilles

Il devrait avoir plus de gars comme Hérrou

Puis il y a les autres

Guerlin Zemmour 

Lesquen sur une nape bleu blanc rouge 

Rotent après un bout de gnôle et les propos déraillent

Qu’ c’est la faute des bougnoules et des Khels

Un maffé et l’harissa dans leur fromage au lait cru 

Méfiez vous le blanc de votre étoffe vire à l’écru 

L'évasion est mon éther 

Pourquoi graver ma gueule sur face monétaire?

Sur les différences, on s’assoit et l’argent assoiffe 

La cécité est loi et laïcité fait foi

Un foutu châle, ou d’un chaste fichu

Sociale fut la fissure 

Que l’on cherche à faire choir

J’ai un bonnet de Phrygie donc il n’y a pas de choix à voir

Et j’entends trop souvent

« Marianne on veut pas de noir chez toi »

Nah Sheitan, certains sont tombés pour la France

comme des châtaignes

Et viens pas me dire que je garoffe

Sinon on t’entaille avec Gavroche

Evidement mes tits-pe sont typés

Moi même, blanche grâce au typex

Marine est dur aux Din et aux maux

Comme Morano na3rdine houmouk 

Et les politiques sont tombés si bas 

Que pour en parler faudrait que j’me fasse teindre en blonde

Putain qu’elle rime de bâtarde

Sang pour sang babtou marabouté

100% bounty’s killer

Et le son de la révolte est un loop qui tourne en boucle

Quand des enfants d’Afrique cachent leurs récoltes

dans la bouche 

Regarde ce que la guerre engendre 

Des larmes, des cries et des cendres 

Arrêtez de scander cette barbare cantique

Laissez ma jeunesse grandir sans l’appel des armes 

Soyons Créatif et peu candide pour que la paix lézarde

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